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17.12.2006
La Vaillante, un orchestre qui monte.
Qui ne connaît pas « la Vaillante » de St Prix ne se rend pas aux commémorations, ni aux nombreux concerts que notre harmonie municipale donnent tout au long de l’année dans notre chère ville !
Clin d’œil a rencontré Jacques Sbiss qui en est le président depuis janvier 2001 . Avant cela, la Vaillante n’était encore qu’une fanfare, mais M. Sbiss avait l’ambition de la transformer en orchestre d’harmonie. C’est chose faite depuis 2001. Le président est un jeune retraité actif puisqu’en plus de « la Vaillante », il occupe les fonctions de vice président du cercle des médaillés « jeunesse et sport » et d’administrateur, trésorier adjoint, de l’association APAJH du Val d’Oise (Association pours personnes adultes et jeunes handicapées). Clarinettiste depuis l’âge de 5 ans, il s’est depuis peu mis au piano ainsi qu’à la direction d’orchestre !
Clin d’œil : Pouvez-vous nous raconter les origines de « la Vaillante » ?
Jacques Sbiss : La Vaillante est née officiellement en 1935 comme l’atteste notamment notre étendard qui est exposé au musée de ST Prix. Nous avons fêté les 70 ans de l’association en 2005 à l’occasion d’une rencontre d’harmonies. Toutefois nous avons retrouvé les traces d’une société musicale paroissiale datant de 1869 dont dont la bannière, offerte par le Baron Léopold DOUBLE, figure également au musée de Saint Prix.
La Vaillante a été mise en sommeil pendant la 2ème guerre mondiale, puis a été réveillée en 1965 par l’abbé Pierre Havard qui en a fait une association d’éducation populaire.
M. Marcel Vaudran était le responsable de la Batterie-fanfare. La présidence a été ensuite assurée par M.Marcel Roessle alors que MM. Flament (le chef de musique) , Balquet et Maurice David en assuraient l’encadrement. M. Brugevin a marqué la Vaillante car il assuré les fonctions de président et de chef de musique de 1969 jusqu’en décembre 2000 où il m’a demandé de le remplacer à la présidence.
Clind’œil : Comment fonctionne la Vaillante aujourd’hui et quelles sont ses activités ?
Jacques Sbiss : L’harmonie comprend une quarantaine de musiciens. Depuis quelques années le niveau a sensiblement augmenté. Nous avons l’honneur d’avoir dans nos rangs MM Jean Keller et Hubert Bongrand, respectivement ancien soliste de la Garde Républicaine et soliste à l’orchestre de la RATP.
Pierre Archer, le directeur de l’école de musique, est notre chef d’orchestre.
15 personnes prennent des cours à l’école de musique qui sont subventionnés en grande partie par la Municipalité. Ceux dont la formation musicale est insuffisante sont affectés aux percussions (notamment lors des cérémonies officielles), puis ils intègrent progressivement l’orchestre. Une certaine assiduité ainsi qu’une participation active à la vie de l’orchestre sont exigées de leur part.
Nous avons plusieurs rendez-vous annuels :
- les 5 cérémonies commémoratives
- les vœux du Maire
- la fête de la musique
- le concert d’été en juin à la fontaine aux pèlerins
- le concert d’hiver, en décembre au complexe sportif
De plus, la fraternité St Jean nous sollicite ponctuellement (la fête annuelle de la Fraternité St Jean à la fontaine aux pèlerins en septembre,
récemment pour le goûter « châtaigne »). Nous nous produisons également dans et hors le département, notamment dans le calvados avec l’harmonie de St Pierre-sur-Dives, ou en renfort d’autres harmonies (échange de services) ou en prestations rémunérées, ce qui est de plus en plus difficile à trouver.
Clin d’œil : Etes-vous pleinement satisfait du fonctionnement actuel ? Avez-vous des souhaits à émettre ?
Jacques Sbiss : Nous recevons des subventions de fonctionnement et de soutient à l’enseignement musical orchestral de la Mairie. Dans ce cadre, 15 musiciens bénéficient d’un tarif préférentiel à l’école de musique. Nous sommes conscients des efforts consentis par la municipalité, mais malheureusement la demande en formation a augmenté cette année ce qui est valorisant pour l’orchestre.
Par ailleurs la subvention départementale se monte à 400 € pour l’achat d’instruments ; or nos dépenses se sont élevées à plus 3000 € en 2006. La Mairie nous a aidé récemment pour l’achat d’un instrument coûteux (un cor d’harmonie).
L’achat de partitions est très onéreux. Conformément aux dispostions de la loi, nous sommes dans l’obligation de détenir les originaux des œuvres jouées. Il faut savoir que pour un concert comprenant 9 à 10 morceaux cela nous coûte environ 1200€ !
Mais en dehors de ces considérations financières, les harmonies, et tout surtout celles d’Ile de France connaissent une crise actuellement due en partie au recrutement, crise qui touche les instruments à vent, les cuivres en particulier.
Les harmonies font partie du patrimoine culturel français, elles ont un rôle social important, elles « canalisent », notamment, certains jeunes.
Dans certaines régions, comme dans le Nord de la France, les élèves des conservatoires de musique, ont l’obligation d’appartenir à une formation musicale locale après 3 ou 4 ans de formation. De même que certains conservatoires incitent les pianistes à choisir un instrument à vent au bout de 3 ans de formation musicale. Chaque année, nous perdons environ 10% de « vaillants » (déménagements ou autres raisons) il faut donc recruter régulièrement. En principe le « vivier » devrait être l’école de musique. Or, les instruments à vent sont très peu représentés. Pour amoindrir les pertes dues à la fluctuation de l’effectif, il faudrait que nous soyions une cinquantaine de musiciens. Il existe un site réalisé par un de nos adhérents, http://lavaillante.free.fr , qui permet à de nouveaux musiciens de prendre contact avec nous.
Nous avons aussi des difficultés de fonctionnement à propos des lieux de répétition (l’école de musique), de stockage des partitions (secrétariat de l’école), des instruments et du matériel (une partie dans la salle des fêtes). Tout cela n’est pas très pratique. L’idéal serait d’avoir un pôle musical unique (en respectant les entités juridiques), avec un espace suffisamment spacieux pour la pratique orchestrale car la salle de l’école de musique où nous répétons actuellement est très exigüe.
Clin d’œil : Avez-vous des projets ?
Jacques Sbiss : J’ai des contacts avec l’association MESH (Musique et Eveil culturel pour les personnes en situation de handicap) avec laquelle nous aimerions monter un projet de spectacle.
Egalement, nous étudions des échanges avec des harmonies étrangères, Ces voyages seraient l’occasion de récompenser les musiciens de leur travail…
Propos recueillis par Anne Pagès et Marie-Odile Brault
18:45 Publié dans La parole aux associations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

